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Aurillac

Un peu à la course le garçon, mais promis, Aurillac et les Européennes du goût étaient tellement bien, que je vous racontes en forme de bilan ce que pourrait être Aurillac à l'avenir...

Vendredi 15 juillet 2005

Grant Simmons, le photographe et Patrick Mikanowski,
l'un des auteurs

Un oignon de variété Wolf, produit par Joël Thiébaut


V

endredi dernier, la journée a été consacrée à une séance photo. Patrick Mikanowski est en train de réaliser un livre sur les légumes de Joël Thiebaut, célèbre maraîcher parisien. Dans ce cadre, cinquante cuisiniers ou amis de Joël réalise une recette à partir de sa production de légume. Je fais parti de la bande. J’ai pioché l’oignon Wolf, doux, très doux. Pas évident de trouver une recette à base d’oignon. En fait reprenant ce que font beaucoup de jeunes cuisiniers, je me suis amusé à décomposer et recomposer une recette classique : la pissaladière.

Traditionnellement, une pissaladière est composée comme une pizza garni d’un mélange d’oignon fondu et de pissalat. Ce pissalat est une spécialité niçoise faite d’alevins de sardines et d’anchois au sel.

En séparant et en cuisant séparément les éléments composant la pissaladière ( oignon, ail, anchois, olives, pâte à pain, thym), le but était de donner du volume au plat et de dissocier les goûts. Ceci se recomposant en bouche.

Heureusement, l’aide de Jean-François Piège, m’a permis de faire des oignons marqué à sec et cuit confit en papillote au four.

En primeur voici la recette prévu pour le bouquin des Mikanowski dont la parution est prévu fin septembre.

À savoir Lindsay et Patrick Mikanowski ont déjà fait paraître chez Flammarion, “Patate” et “Cru”, et aux éditions du chêne, “Tomate”. Trois magnifiques monographies, pleines de savoir et de recettes de chefs.



Comme une pissaladière.

Ingrédients

250 g. de pâte à pain acheter chez le boulanger ou une pâte à pizza pré-étalée.
neuf oignons moyens
12 olives de Nyons
8 anchois au sel
le jus d’un demi citron
trois gousses d’ail
10 cl d’huile d’olive
50 g. de fêta I.G.P.
vert de ciboule
fleurs d’hysope ou de thym
sel
piment d’Espelette
une branche de thym

 Sauce aux anchois

Peler et émincer un oignon et les gousses d’ail. Dans une petite casserole les faire fondre doucement dans les dix cl d’huile d’olive. Mouiller avec le jus d’un demi citron. Laisser évaporer le jus du citron. Lever les filets sur les anchois au sel et les dessaler légèrement sous un filet d’eau fraîche. Arrêter le feu et ajouter les filets d’anchois et la feta coupée en petits morceaux. Passer cette préparation au mixeur pour bien la lier. Réserver.

 Cuisson des oignons

Bien laver les oignons. Les couper en quartiers. Dans une poêle anti adhésive les faire colorer à sec sur chaque face. Les poser sur une feuille papier aluminium assez grande pour former une papillote. Assaisonner, de thym, de piment d’Espelette, de sel et d’une cuillère à café d’huile d’olive. Refermer hermétiquement la papillote. Glisser au four à 140° pour une heure.

 Cuisson de la pâte

Étaler la pâte le plus finement possible et découper huit bandes de quatre centimètres sur vingt centimètres. Préchauffer le four à 240°. Poser ces bandes sur du papier cuisson ou sur une feuille de silicone. Étaler un trait de sauce au anchois sur un coté des bandes. Glisser au four sur une grille. Laisser dorer. Sortir du four.

 Montage

En lever une couche ou deux de peau sur les quartiers d’oignons. Répartir les quartiers d’oignons sur chaque bande de pâte dorée. Couper dans la longueur les anchois. Répartir olives et demi anchois sur chaque bande de pâte. Assaisonner avec de la sauce aux anchois. Et disposer des fleurs d’hysope et du vert de ciboule taillé en biseau.

Vous pouvez ajouter des filaments de zeste de citron confit une heure sur feu doux dans deux verre d’eau avec une cuillère à soupe de sucre et une cuillère à café de sel.

Vin Conseillé 
Vieilles Vignes, Domaine Peyra,
Rue Montfoulhoux, 63800 Saint Georges es Allier. 6€
Tél. 04 73 69 57 20

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par eric roux publié dans : Reportages
Vendredi 15 juillet 2005

Tous les desserts sont formidables
car à peine sucrés.


 

Fraises Mara des bois et glace à la rubharbe.


Fraise / rhubarbe.

Des morceaux de fraise avec quelques bâtons de rhubarbe à peine cuis et une glace à la rhubarbe.

Des morceaux de fraise avec quelques bâtons de rhubarbe à peine cuis et une glace à la rhubarbe.

 

Comme un oeuf au plat, en fait une boule de potimaron sur un fromage blanc battu.


 

Vichy - fraises.


Œuf au plat qui n’en est pas un.

Le jaune est fait d’une crème de potimarron et le blanc de fromage blanc battu légèrement citronné.
En mousse, nature, en glace, en gelée, confit deux éléments les pastilles Vichy et la fraise.

Le jaune est fait d’une crème de potimarron et le blanc de fromage blanc battu légèrement citronné. En mousse, nature, en glace, en gelée, confit deux éléments les pastilles Vichy et la fraise.

 

Cerises - pistache.


Cerises . Pistache.

Trois énormes cerises confites posées sur une crème mousseuse de pistache.

Trois énormes cerises confites posées sur une crème mousseuse de pistache.

Vous voyez c’est proche de l’expérience mystique et initiatrice.

Le restaurant Décoret,
7 Av. Gramont à Vichy
03. 04 70 97 65 06.
Environ 70 euros.

École Tsuji.

Jacques Décoret donne aussi des cours à l’école Tsuji. École japonaise qui forme exclusivement de jeunes cuisiniers japonais à la cuisine française. Ce jour là il leur à montré des cuissons basse température.

Saumon cuit une heure à 70° dans de la graisse de canard. En fait cuit tout doucement à la plus basse température de votre four. On peut aussi le faire dans de l’huile d’olive.
Pintade d’abord saisie et coloré dans un soupçon d’huile puis cuite au four à 70° pendant 1 heure. Jacques lève les filet et les cuisses et les fait de nouveau dorer pour finir la cuisson.
L’utilisation d’un thermomètre sonde est presque indispensable pour savoir si l’intérieur à bien atteint la température extérieur.

Demain petit discussion à l’école tsuji pour la mieux connaître.

Visonner le reportage en Haute définition
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par eric roux publié dans : Restaurateurs
Mercredi 13 juillet 2005

RETOUR DE VADROUILLE.

Parti depuis dix jours en reportage de Vichy à Lyon, d’Aix en Provence à Saint Tropez, pour finir par Paris, la récolte en rencontres, cuisines et recettes a été fructueuse.
Tout vous sera raconté dans les jours à venir. Peut être même avec des photos grâce à l’aide de Sophie, celle qui vous permet de lire, sans picotement dans les yeux, le blog de Roux.
Mais mon premier boulot au retour chez moi, a été de passer la matinée au jardin. Bon dieu qu’est ce que ça pousse en dix jours. Les mauvaises herbes surtout. Si les tomates ne sont pas encore mûres, j’ai récolté les premiers poivrons (semence de variétés Serbes données par un vieil ouvrier de chez Michelin), les premières petites aubergines japonaises (semences données par Joël Thiebaut maraîché Parisien qui vend ses légumes au marché de l’Alma le mercredi), de fragiles courgettes pas plus grande de 14 / 15 centimètres et plein de haricots. Semés à la mi-mai un petit sac de semences de haricot mange tout violet que m’avait fait parvenir l’association Kokopelli, ils sont aujourd’hui en pleine production.

Mais que faire d’un gros tas de haricots verts ?
Bon d’accord là ils sont violets, couleur qu’ils perdent à la cuisson, mais beurre, violet ou vert, que faire d’un gros tas de haricots?

  • Salade de haricots.
  • 500 g. de haricots
  • deux tomate bien mûres
  • fêta IGP (indication géographique protégée) donc, grecque.
  • un bouquet de basilic
  • un oignon nouveau
  • 3 cuillère à soupe d’huile d’olive
  • 1 petite cuillère à soupe de vinaigre de Xérès ou balsamique
  • sel et poivre.

Une fois les haricots (c’est long c’est chiant mais nécessaire) équeutés les faire cuire jusqu’à tendreté à l’eau ou à la vapeur. Le temps ? Compter entre 30 et 40 minutes, mais le mieux est d’en croquer un de temps en temps pour juger de la cuisson. À vous de juger si vous les aimez un peu ferme ou très tendre. Égoutter et passer sous un filet d’eau froide pour arrêter la cuisson.
Ébouillanter vos tomates pour pouvoir les peler. Les couper en deux pour retirer les grappes de pépins. Couper en tous petits morceaux vos tomates et les mettre dans un saladier. Les écraser à la fourchette, pour faire une sorte de sauce à froid. Ajouter le sel, le poivre le vinaigre et l’huile d’olive. Mélanger énergiquement. Mettre les haricots cuits et refroidis dans le saladier. Couper en petits morceaux la fêta, émincer l’oignon nouveau, et émincer au couteau bien aiguiser le basilic juste avant de servir et ajouter aux haricots. Mélanger. Manger.
Vous pouvez aussi ajouter un œuf cuit mollé ( 4’ minutes d’ébullition) écrasé à la fourchette avec la tomate, trois filets d’anchois à l’huile coupés fin.

  • Haricots à l’étouffée.
  • 500 g. de haricots
  • 150 g. de lard salé et sec, ou de ventrèche ou de jambon cru coupé en petits morceaux
  • trois tomates bien mûres
  • un gros oignon
  • trois gousses d’ail
  • un verre à vin de vin blanc sec
  • une branche de thym
  • deux cuillères à soupe d’huile d’olive
  • sel et poivre

Dans une cocotte en fonte ou une grand casserole à fond épais, faire fondre les lardons dans l’huile d’olive. Ajouter l’oignon pelé et émincé et les gousses d’ail coupées en deux. Faire fondre cinq minutes. Ajouter les haricots et faire sauter sur feu vif pour qu’ils prennent une belle couleur vert vif. Ajouter les tomates lavées et coupées en quartier. Mouiller avec le vin blanc. Saler et poivrer. Laisser sur feu vif pour faire reprendre l’ébullition et laisser l’alcool s’évaporer. Baisser le feu. Ajouter le thym et couvrir. Laisser cuire à couvert pendant 45 minutes à une heure pour que les haricots soient tendres. Tourner à la cuillère en bois de temps en temps. Si le liquide de cuisson venait à manquer rajouter le quart d’un verre d’eau.
Manger bien chaud avec une viande griller. Réchauffé c’est encore meilleur.

Bon demain nous commençons à faire le compte rendu de la semaine écoulée.

 

par eric roux publié dans : Produits
Lundi 4 juillet 2005

Huile d’olive en France.

Une rencontre utile si vous partez dans le midi durant l’été.

J’ai rencontré il y a un peu plus d’un an à Collioure, lors d’une manif. de Slow Food, Claude Sarfati.
Délégué national à l’Institut National des Appellations d’Origine
, il s’occupe des délimitations et protections des terroirs dans la reconnaissance des A.O.C. tous produits, et plus particulièrement il assure la cohérence de la filière oléicole.

ITV

Quelle est la situation de la production oléicole en France ?

La production française a beaucoup été réduite pour deux raisons ; un les gels successifs, celui de 1956 mais aussi celui de 1985 et deux la situation économique, puisque les coûts de production sont beaucoup plus important en France que notamment en Espagne.
Tant que la production française, qui ne représente que 5% de la consommation en France, (nous importons 95% de l’huile consommée en France) n’étaient pas identifié, elle ne pouvait pas être concurrentielle face aux huiles espagnoles ou italiennes.
A partir de 1990, avec l’Appellation Nyons qui a montrée le chemin, on a repositionné les huiles françaises en haut de gamme avec une forte typicité, due aux variétés particulières de la France et au climat, puisqu’on est à la limite de la culture de l’olivier.
Tout ceci a permis de permettre à la production française d’être de nouveau rentable en vendant plus cher et surtout en lui permettant de nouveau de se re-développer.
Cette relance passe par la rénovation des vieux arbres, l’olivier étant quasiment immortel et pouvant repartir de la souche après un gel trop violent et surtout par de nouvelle plantations essayant de garder la diversité variétale française

Les variétés sont-elles très nombreuses en France ?

En France une grande partie des vergers a été abandonnée, depuis qu’on les a remis en culture nous redécouvrons une richesse variétale incroyable.
On a plus de variétés en France qu’en Grèce ou qu’en Espagne. Avec un peu d’imagination, je pense que du fait que les oliviers n’étaient plus rentable, on n’a laisser les vergers en l’état, avec des arbres ou tout moins leur souche sont multi-centenaires.
Ainsi nous avons préservé notre diversité. alors que dans d’autres pays, des sélections ont été faites au détriment de variétés anciennes qui ont eu tendance à disparaître. Nous trouvons toujours de nouvelles variétés sur des arbres très vieux.
Il existe, d’ailleurs aujourd’hui en France un programme d’inventaire de toutes les variétés, avec analyse génétique, dégustation, caractéristiques de l’huile et rendement.

Est-ce que derrière cette abondance de variétés, il n’y a pas une abondance en fait de terroir et de savoir-faire ?

Ce qui est certain, c’est que les conditions du milieu naturel font que l’on ne peut pas avoir le même comportement dans la culture de l’olivier.
Comme on est à la limite septentrional de la culture de l’olivier, il suffit de légère variation climatique pour ne plus être dans des conditions normales d’exploitation de l’olivier. On craint surtout les risques de gel, de manque de maturité, et aussi de gel sur les olives. Il a fallut que chaque secteur, chaque groupe humain, puisse trouver les variétés bien adaptées au microclimat et conduire les arbres en fonction.
S’il y a beaucoup de vent on aura plutôt des arbres bas avec des olives qui restent bien accrochées, par exemple la picholine, l’aglandau ou la salonenque.
Par contre dans des régions bien abritée, bien ensoleillée, on pourra avoir des variétés qui se récoltent beaucoup plus tard. Dans les Bouches-du-Rhône on a pas du tout envie de sortir en janvier pour ramasser des olives, il fait trop froid.

Existe-t-il des types gustatifs de l’huile d’olive ?

Selon les terroirs on a des huiles plutôt fruité vert qui développent des arômes à caractère végétal, l’artichaut et tomate verte et d’autres ou on fait des huiles beaucoup plus douces avec des arômes de fruits secs, de fruits murs et beaucoup moins ardente.
Ces deux types sont liés au terroir, aux variétés bien sur, mais aussi au savoir-faire de la récolte et de la transformation.
En fait, plus on mûri, moins on a d’ardance et on a des arômes allant vers les fruits secs, plus on ramasse vert, plus on aura de l’ardance et de l’amertume et des arômes de verdure.
Une variété, comme la picholine, réputé donné des huiles vertes dans sa région d’origine, la Gard ou la récolté est terminée début décembre, donne des huiles très douces en Corse car elle est récoltée noire, très mures à partir de début janvier.
En général entre amateur et passionné, oui au début nous parlons de variétés, mais très vite nous nous demandons elle vient d’où.
C’est surtout les hommes, le climat et le territoire qui apportent leurs caractéristiques aux huiles.

Il existe conbien d’AOC en France ?

Nous venons d’en reconnaître deux tout récemment ; l’huile d’olive de Corse et l’huile d’olive de Nîmes. Et il existait déjà les Appellations de Haute-Provence, des Baux-de-Provence, de Nyons, d’Aix-en-Provence et de Nice.
Il existe un dossier en cours d’études sur le grand ensemble provençal, c’est à dire le territoire compris entre le pays niçois, la région de Nyons et la région gardoise.


Guide

“Le guide des Huiles d’Olives”,
Claude Sarfati et Julien Fouin, Éditions du Rouergue, 22¤ .
Paru il y a deux ans, le guide des huiles d’olives de Claude Sarfati et Julien Fouin est un ouvrage essentiel pour tout curieux des productions oléicoles. Comment ça pousse, comment ça se fait, toute une première partie nous permet de mieux connaître l’olivier et les huiles d’olives. Loin des bavardages coté sud, nous sommes surpris de découvrir l’abondance et la diversité de la production oléicole française.

Parmi ce foisonnement deux découvertes d’huiles, hors mode,s conseillée par Claude Sarfati, faisant la part belle à la typicité de leur appellation.

En A.O.C. olive de Nice, l’Olivaie des Fons de Bourdouos, de Françoise Camate à Saint-Cézaire-sur-Siagne, 0493602959. Huile de cailletier, équilibrée aux arômes d’amande et d’artichaut.

En A.O.C. Corse, la Fruité douce du Domaine de Marquiliani d’Anne Amalric à Aléria, 0495566402. Avec les variétés germaine, sabine et leccia, une huile jaune clair, onctueuse aux arômes de fruits secs et de noisette.

J’ai rencontré il y a un peu plus d’un an à Collioure, lors d’une manif. , il s’occupe des délimitations et protections des terroirs dans la reconnaissance des A.O.C. tous produits, et plus particulièrement il assure la cohérence de la filière oléicole.La production française a beaucoup été réduite pour deux raisons ; un les gels successifs, celui de 1956 mais aussi celui de 1985 et deux la situation économique, puisque les coûts de production sont beaucoup plus important en France que notamment en Espagne. Tant que la production française, qui ne représente que 5% de la consommation en France, (nous importons 95% de l’huile consommée en France) n’étaient pas identifié, elle ne pouvait pas être concurrentielle face aux huiles espagnoles ou italiennes. A partir de 1990, avec l’Appellation Nyons qui a montrée le chemin, on a repositionné les huiles françaises en haut de gamme avec une forte typicité, due aux variétés particulières de la France et au climat, puisqu’on est à la limite de la culture de l’olivier. Tout ceci a permis de permettre à la production française d’être de nouveau rentable en vendant plus cher et surtout en lui permettant de nouveau de se re-développer. Cette relance passe par la rénovation des vieux arbres, l’olivier étant quasiment immortel et pouvant repartir de la souche après un gel trop violent et surtout par de nouvelle plantations essayant de garder la diversité variétale françaiseEn France une grande partie des vergers a été abandonnée, depuis qu’on les a remis en culture nous redécouvrons une richesse variétale incroyable. On a plus de variétés en France qu’en Grèce ou qu’en Espagne. Avec un peu d’imagination, je pense que du fait que les oliviers n’étaient plus rentable, on n’a laisser les vergers en l’état, avec des arbres ou tout moins leur souche sont multi-centenaires. Ainsi nous avons préservé notre diversité. alors que dans d’autres pays, des sélections ont été faites au détriment de variétés anciennes qui ont eu tendance à disparaître. Nous trouvons toujours de nouvelles variétés sur des arbres très vieux. Il existe, d’ailleurs aujourd’hui en France un programme d’inventaire de toutes les variétés, avec analyse génétique, dégustation, caractéristiques de l’huile et rendement. Ce qui est certain, c’est que les conditions du milieu naturel font que l’on ne peut pas avoir le même comportement dans la culture de l’olivier. Comme on est à la limite septentrional de la culture de l’olivier, il suffit de légère variation climatique pour ne plus être dans des conditions normales d’exploitation de l’olivier. On craint surtout les risques de gel, de manque de maturité, et aussi de gel sur les olives. Il a fallut que chaque secteur, chaque groupe humain, puisse trouver les variétés bien adaptées au microclimat et conduire les arbres en fonction. S’il y a beaucoup de vent on aura plutôt des arbres bas avec des olives qui restent bien accrochées, par exemple la picholine, l’aglandau ou la salonenque. Par contre dans des régions bien abritée, bien ensoleillée, on pourra avoir des variétés qui se récoltent beaucoup plus tard. Dans les Bouches-du-Rhône on a pas du tout envie de sortir en janvier pour ramasser des olives, il fait trop froid. Selon les terroirs on a des huiles plutôt fruité vert qui développent des arômes à caractère végétal, l’artichaut et tomate verte et d’autres ou on fait des huiles beaucoup plus douces avec des arômes de fruits secs, de fruits murs et beaucoup moins ardente. Ces deux types sont liés au terroir, aux variétés bien sur, mais aussi au savoir-faire de la récolte et de la transformation. En fait, plus on mûri, moins on a d’ardance et on a des arômes allant vers les fruits secs, plus on ramasse vert, plus on aura de l’ardance et de l’amertume et des arômes de verdure. Une variété, comme la picholine, réputé donné des huiles vertes dans sa région d’origine, la Gard ou la récolté est terminée début décembre, donne des huiles très douces en Corse car elle est récoltée noire, très mures à partir de début janvier. En général entre amateur et passionné, oui au début nous parlons de variétés, mais très vite nous nous demandons elle vient d’où. C’est surtout les hommes, le climat et le territoire qui apportent leurs caractéristiques aux huiles. Nous venons d’en reconnaître deux tout récemment ; Il existe un dossier en cours d’études sur le grand ensemble provençal, c’est à dire le territoire compris entre le pays niçois, la région de Nyons et la région gardoise. Claude Sarfati et Julien Fouin, Éditions du Rouergue, 22¤ .Paru il y a deux ans, le guide des huiles d’olives de Claude Sarfati et Julien Fouin est un ouvrage essentiel pour tout curieux des productions oléicoles. Comment ça pousse, comment ça se fait, toute une première partie nous permet de mieux connaître l’olivier et les huiles d’olives. Loin des bavardages coté sud, nous sommes surpris de découvrir l’abondance et la diversité de la production oléicole française. Parmi ce foisonnement deux découvertes d’huiles, hors mode,s conseillée par Claude Sarfati, faisant la part belle à la typicité de leur appellation. En A.O.C. olive de Nice, l’Olivaie des Fons de Bourdouos, de Françoise Camate à Saint-Cézaire-sur-Siagne, 0493602959. Huile de cailletier, équilibrée aux arômes d’amande et d’artichaut. En A.O.C. Corse, la Fruité douce du Domaine de Marquiliani d’Anne Amalric à Aléria, 0495566402. Avec les variétés germaine, sabine et leccia, une huile jaune clair, onctueuse aux arômes de fruits secs et de noisette.
par eric roux publié dans : Produits
 
 
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