Aurillac

Un peu à la course le garçon, mais promis, Aurillac et les Européennes du goût étaient tellement bien, que je vous racontes en forme de bilan ce que pourrait être Aurillac à l'avenir...
C'est là que tout se passe. Il faut prendre le temps de se balader dans Shanghai. C'est ici que s'affronte la ville libérale et la vieille ville. Les voitures sont de plus en plus nombreuses, conduite comme si vous veniez de quitter votre vélo. Klaxon, utiliser comme une ritournelle : je suis là, coucou, je suis là ! Tout se passe dans la rue, manger, souvent manger, coiffeur, marché, pause cigarette accroupi sur les talons, piège à mouche, .... Photos de rues.
![]() |
On est plus au frais à l'ombre de la rue. La coupe la plus classique? Dégagé, bien dégagé, mais partout.
![]() |
Chat Chinois, en quête de chapardage. Aimé mais libre, ou du moins pas un chachat à sa mémère.
![]() |
Habitude : on fait les course en pyjama, au saut du lit. C'est froissé, les accordéons aux genoux, mais c'est détendu et plus chic que Paris Hilton.
![]() |
Il y a des collections de mobylettes, de scooter, de vélo et le dernier cris de vélo-éléctrique, tout ça rangé sous un échafaudage de bambous. Ca construit, encore et encore.
![]() |
Le gros souyouz spoutnik, c'est la tour Eiffel locale, pour la télé.
Après, ça part en vrille, des étages, des étages, des étages.
![]() |
Dans le vieux Shanghai, on attrape les mouches. Avec ces gros pièges en bambou et en fin treillis. Les grands fabricants d'insecticide ont un petit peu peur. Pas trop.
![]() |
Et ça vaque en vélo, tranquille, mais beaucoup,
vraiment beaucoup.
Alors attention pour traverser la rue, sonnettes à droite, sonnettes à gauche, faites attention de ne pas faire ralentir les cyclistes
Nous sommes dans la grande tradition chinoise. Plus exactement la tradition impériale de Pekin.
Le fameux plateau central qui tourne, ou votre hôte vous sert les mets dont il veut vous honorer.
Dans des salons, chic feutrés à la chinoise, tout est organisé comme un joli ballet. Beaucoup d'histoires de consistance, laissant la part belle au gluant, nous sommes chez la Famille LY à Shanghai, déroutant.
![]() |
Du parc du Bund, sur les bords du fleuve, le regard sur le salon qui vous attend.
![]() |
Consistance croustillante, goût assez neutre.
![]() |
Un vrais gluant, dada des chinois, le concombres de mer. Goût légèrement iodé. Comme une immense couenne de lard confite dans un bouillon.
![]() |
L'ormeau ou abalone, là aussi, goût léger mais tendresse absolue en opposé au croquant du petit pak choi.
![]() |
Poisson à la vapeur et sauce de soja.
![]() |
Boeuf mariné, fèves et aubergine grillée.
![]() |
Champignons sautés.
![]() |
Petit bouillon.
![]() |
Crème de riz et quelques graines de tournesol.
C'est Jereme Leung qui m'a fait découvrir cette recette.
- 4 oeufs de poule mis dans une casserole d'eau froide avec une cuillère à soupe de sel (le sel évite à la coquille de coller au blanc).
- Porter à ébullition etcompter 1 minute d'ébullition.
- Stopper l'ébullition et laisser les oeufs dans l'eau chaude 3'30".
- Rafraîchir dans de l'eau glacée les œufs.
- Quand les oeufs sont froids, les écaler délicatement.
- Tapisser un wok ou une casserole avec du papier alu.
- Mettre sur le papier alu 2 cuillères à soupe de thé noir, 1 cuillère à soupe de sucre, 4 cuillères à soupe de riz.
- Mettre sur le feu pour provoquer l'apparition de fumée.
- Mettre sur le wok ou la casserole un panier à vapeur avec les oeufs écalés et laisser fumer pendant 1'30".
- Retirer les oeufs.
- Les couper en deux et les accompagner servis avec quatre anchois au sel, dessalés et finement émincés et de la ciboule ou de l'oignon nouveau haché.
Vous connaissez le vieux principe, la cuisine serait trop simple, si elle n'était que des recettes. Pour commencer notre balade Shanghaises, la libéralisation au sens capitaliste du terme, entraîne à coté des affaires, une nouvelle liberté des esprits. Ainsi, des artistes chinois ont investi il y a quelques années d'anciens docks, empêchant leur démolition, pour créer des lieux d'expositions de leur travail. Cela a donné Shang'art. Un lieu de ruelles donnant sur d'immenses ateliers.
Qui dit libéralisation, dit argent et nouveaux riches, donc achat "d'inutiles" tableaux et sculptures, donc inflation des prix et notoriété des artistes, quittant les marges de la société. C'est ça Shang'art, un monde qui bouge, basculant et se tenant en équilibre entre socialisme à la Mao et marché ultra libéral et ses avatars. Ca peut être beau, farci (retour de la cuisine) de ces fractions symboliques d'un monde qui bouge, vite. L'impression de Shanghai, c'est que vous pouvez vous endormir dans un quartier ancien et vous réveiller au milieu de cinq tours de cinquante étage construites durant la nuit.
Pour nous européens nous avions toujours l'impression d'une Amérique toujours grande, trop grande, et bien Shanghai, c'est encore plus grand, plus vite. A la différence énorme, c'est que ce grand et ce vite se construisent sur quatre mille ans d'histoire. De retour de Shanghai, je m'acharne à écouter la BO de In the mood fo love.
![]() |
Comme une pub détournée, les regards des hommes, les bouches ouvertes sur des rangs de dents, regardent quoi. La fille qui court (vite) ou l'appât consumériste.
![]() |
Immense portrait signé Zhou Tiehai.
![]() |
Comme des reliques, les camarades dressés vers l'avenir radieux du socialisme, font les hommes troncs dans une galerie d'art à Shanghai.
![]() |
Comme un espoir, les hommes de chiffon regardent un pécher en fleurs. De nouveaux hommes troncs.
![]() |
C'est le même artiste, que la tableau pub du début qui a réalisé cette statue.
www.shangartgallery.com
![]() |
A la fois bistrot musical et label de musiques chinoises modernes et ethniques, un lieu libre au milieu des galeries d'art de Shanghai.
![]() |
Floor 1, Block 11, n° 50 Moganshan road, Shanghai.
www.bandumusic.com






















