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Aurillac

Un peu à la course le garçon, mais promis, Aurillac et les Européennes du goût étaient tellement bien, que je vous racontes en forme de bilan ce que pourrait être Aurillac à l'avenir...

Jeudi 23 février 2006

Aujourd’hui il est de plus en plus simple de se procurer des plantes aromatiques à installer au jardin.

Un véritable casse tête, les quelles choisir et pour quelle utilisation ? Très vite nous pouvons être pris d’une frénésie de collectionneur, accumulant les espèces et démultipliant les variétés. Mais bien souvent la collectionite tourne en rond. Nous oublions cette adéquation nécessaire de la bonne plante au bon endroit pour une bonne utilisation. L’accumulation prenant le pas sur le juste choix et l’abondance palliant à la connaissance.

Mais comment choisir ?
Voilà quinze ans que les espèces se suivent au jardin de la Chapelle. Ça marche, ça marche pas, ça vivote, ça disparaît ou ça prolifère.
Quelles plantes ont enfin trouvé leur place dans le jardin et surtout dans la cuisine.

Première constatation l’exposition. Bien souvent ces plantes à peine sortie du sauvage sont très sensibles à l’endroit ou vous les installez. Thym, sauge et romarin veulent du sol drainé, voir sec, mais surtout avoir la face au soleil. Pour ces méridionales choisissez le coin le plus sec, le plus sableux, même caillouteux et surtout plein sud le dos protéger du nord. Et cela de manière impérative plus vous êtes au nord.

Les thyms, sarriettes vivaces, hysopes, romarins et sauges prolifèrent à La Chapelle dans le sol ingrat devant la cuisine orienté sud / sud-est. Elles ressèment à tout va. Mais surtout, la bonne exposition leur permettent d’accumuler leurs essences aromatiques. Quelques pieds sont aussi installés dans le potager, mais dans une terre plus grasse, peut être moins bien orientés ou surtout pas protégés au nord et à l’ouest par les murs de la maison, leur végétation est plus belle mais nettement moins bonne.

Ne vous embarrassez pas dans le choix des cultivars, des variétés. Allez au plus simple. Déjà, privilégiez ce que font pousser vos voisins. S’ils ont depuis plusieurs années des aromatiques bien installées, gentiment, demandez leur un plant. Les performances locales sont toujours un gage de réussite sur les petits godets vendus en abondance au printemps dans les jardineries qui bien souvent viennent de Hollande. Autre solution si vous vous baladez dans le midi prélever précautionneusement, quelques plants sauvages. Mais pas n’importe où. Si vous êtes en Auvergne un plant de thym récupéré sur les pentes du Ventou ou de la Sainte victoire sera peut être mieux que celui trouvé au portes de Marseille.

Pour les menthes, plus le coin où vous les installerez sera humide, légèrement humifère, plus elles s'y plairont ! Et alors, afin de maintenir leur pousse d'été, la plus difficile, vous devrez abondamment les arroser...
Mais attention à leur extension. Se sont des conquérantes, étouffant les voisins dès quelles le peuvent. Même entre elles, pas de quartier, donc prévoyez l’élargissement de leur plantation et ne planter pas trop prêt différente variétés. De toute façon une fois la menthe installée, surtout si elle se plaît, seul le piochage réducteur les maintiendra dans leur limite.

N’oublions pas le magnifique estragon. Soleil et légère fraîcheur lui sont indispensable, mais surtout avant sa réapparition printanière désherbez sa souche. Il veut de la place pour ses branches parfumées. Tiens au fait, testez toujours se que vous achetez en froissant quelques feuilles entre vos doigts. Malheureusement ce n’est pas l’estragon français parfumé et timoré que l’on nous propose, mais l’exubérant estragon de Russie. Manque de pot il ne sent strictement rien.

Une dernière vivace, très mode, mais qui est assez difficile à cultiver : l’aspérule odorante. Petite plante de moyenne montagne l’aspérule est aussi nommée "petit muguet". Cette plante des forêts de hêtre développe son parfum une fois séchée. Un odeur de foin coupé vanillé que Pascal Barbot utilise depuis longtemps. Moyenne montagne et foret de hêtre, la plante est exigeante. elle n’aime pas le plein soleil et préfère un sol riche en humus de feuille et frais. Seul endroit ou elle peut se développer au jardin : sous de vieux fruitiers.

À La Chapelle l’aspérule pousse abondamment sous un vieux poirier de curé et au bord d’une haie de lilas. Si elle se plaît, elle ne tardera pas à drageonner abondamment. Récoltez les fleurs et faites les sécher, le parfum est délicat.

Y'a même le vin. Goûté dernièrement, c'est absolument divin. Bien sûr, un vin naturel.



 Domaine des Foulards Rouges
10 Chemin du Roi,
66740 Montesquieu des Albères, France
Jean-Francois Nicq +33688118302

lesfoulardsrouges.over-blog.com

 
 
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