Aurillac

Un peu à la course le garçon, mais promis, Aurillac et les Européennes du goût étaient tellement bien, que je vous racontes en forme de bilan ce que pourrait être Aurillac à l'avenir...
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M
ercredi soir nous avons eu la visite de Sylvie Augereau, remarquable journaliste du vin. Beaucoup de passions au service des vins dits naturels. Mais on n’a pas le droit de dire naturels, en général ils sont bio ou cultivés en biodynamie, ou encore tout simplement sans ajout de sucre pour augmenter la teneur en alcool, sans souffre et surtout sans adjonction de levures. Ces vins se font avec les levures (les petites bêtes qui transforment le sucre en alcool) indigènes. Dans des vignes enherbées travaillées sans pesticides, la micro faune microbienne locale donne son caractère aux vins. C’est parfois aléatoire, pas toujours facile, en tout cas moins que qu’en on est un bon chimiste, mais souvent plein de surprise de goûts et de sincérité.
Sylvie travaille travaille pour “Omnivore”, revue par abonement qui s’adresse plutôt aux cuisiniers et pour Gault Millau, le mensuel.
Donc hier soir, Sylvie s’est arrêtée à la maison.
C’était sympa de l’avoir à table pour manger des bolinhos de bacalhau (beignet de morue) et des petits farcis, avec courgettes, poivrons et tomates.
Je vous donnerez mes recettes dans les jours à venir pour ces beignets et ces petits légumes farcis.
En plus elle faisait arrêt à la maison pour nous livrer quelques bouteilles de chez Breton. Bourgueil et Chinon.
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Bourgueil Trinch, Chinon Beaumont,
Catherine et Pierre Breton,
Les Galichets,
8, rue du Peu Muleau,
37140 Restigné,
tél. 02 47 97 30 41,
6 à 10 €.
Elles nous a laissé aussi quelques unités des vins d’Anjou de chez Cousin. L’Anjou c’est son pays à Sylvie, bord de Loire et douceur.
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Le cousin rouge, cépage grobleau,
Olivier Cousin viticulteur-récoltant,
vin de pays, Anjou,
7 rue colonel Panayet,
49540 Matigné-Briand,
tél. 02 41 59 49 09.
On a papoté jusqu’à tard dans la nuit. Ça tournait autour, qui sont les vignerons et les cuisiniers que nous aimons bien. Ceux qui doutent, qui se posent des questions et qui n’ont pas trop de problème avec leur égaux. Mais le doute surtout, qui permet de s’interroger, de rencontrer et d’avancer. Ce doute qui permet de se lever le matin en se disant : qu’est ce que je vais apprendre aujourd’hui. Bon c’est peut être l’effet du vin bio, mais au milieu de tout ça, on a bien rigolé.
Nous nous sommes aussi donné des nouvelles de Stéphane Majeune, jeune vigneron auvergnat, qui se bat pour faire des vins sincères et surprenant au milieu d’une appellation peu connue et souvent décriée.
Vieilles Vignes, Domaine Peyra,
Cotes d’Auvergne vin de pays,
Stéphane Majeune,
Rue Montfoulhoux,
63800 Saint Georges es Allier,
Tél. 04 73 69 57 20 .
6€,
Je vous donne les adresses de ces vignerons, à l’occasion si vous trouvez ça chez des cavistes (Auger à Paris) ou que vous passez à coté de chez eux, allez goûter, et reparlons en.
V
Oh pas des livres forcément plein de recettes avec de belles photos, non, non, plutôt des livres qui replacent la cuisine comme une pratique culturelle, illustrant la trop célèbre phrase : "dis moi ce que tu manges je te dirais qui tu es".
Je me suis arrêté une heure de taper ce papier, car je viens de tomber sur un documentaire diffusé par Canal : la réconciliation? Histoire d’un regard sur l’Afrique du Sud lors du tournage du dernier film de John Boorman. Boum. La télé peut raconter de magnifique histoire.
Or donc , les livres de cuisine. Quatre petites trouvailles lors de mon dernier passage à la Librairie Gourmande, rue Dante à Paris.
Aux éditions Honoré Champion, 7 quai Malaquais à Paris dans le 6°, vient de paraître “Une histoire culinaire du Moyen Âge”. Écrit par Bruno Laurioux, c’est une vrais histoire culinaire du moyen âge. L’utilisation des ingrédients de base ce qu’elle représente tant culturellement que politiquement. La cuisine devient le fil conducteur du regard historique en s’écartant de l’anecdote pour comprendre comment se met en place notre histoire.
Vous pouvez y découvrir des chapitres consacrés aux modes culinaires et mutations du goût à la fin du M. A., au goût médiéval qui serait arabe, aux farces, farcis, farcissage dans la cuisine médiévale.
C’est un peu ardu mais passionnant.
Totalement différent, publié par Textuel et l’AFSSA, vient de paraître “Nutrition et risques alimentaires”, ouvrages collectif ou vous avez toutes les réponses sur les oméga 3, l’iode, allergies, sucre, vache folle, soja, promesse santé et l’eau. Ce petit bouquin remet bien les choses en places et permet d’éviter l’ensemble des tautologies et sornettes habituellement diffusées.
Aux éditions du Comité des Travaux Historiques et Scientifiques, écrit par Maryse Carraretto, une surprenante “Histoire de maïs d’une divinité amérindienne à ses avatars transgéniques”. Le maïs, plante américaine, cristalliserai les craintes de la nouveauté et de la modernité. Thèse intéressante même si elle n’est pas là pour nous faire admettre et accepter les plantes transgéniques.
Comme le dit la présentation : “ce livre attentif aux turbulences de l’histoire, à ses ruptures, s’interoge aussi sur les avancées brutales qui a l’image des biotechnologies ont propulsé le maïs dans un nouveau Nouveau monde sur lequel les hommes, à défaut de la maîtriser, continuent à déchaîner leurs passions utopiques”.
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Enfin, bien plus exotiques, “Au temps des cannibales, suivi de Dans les cavernes sombres” de deux auteurs du Lesotho Édouard Motsamai et James Machobane et édité par les éditions confluences.
L’introduction est d’Alain Ricard est permet de restituer ce texte surprenant dans son contexte historique et africain. Vous n’apprendrez pas à cuisiner votre prochain mais découvrirez cette tranche d’histoire ou se développa le cannibalisme en Afrique du sud.
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Bonnes lectures, mais promis la prochaine fois je vous donnerez des livres de recettes.





