Aurillac

Un peu à la course le garçon, mais promis, Aurillac et les Européennes du goût étaient tellement bien, que je vous racontes en forme de bilan ce que pourrait être Aurillac à l'avenir...
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Dimanche matin, je me suis réveillé avec une drôle de sensation. Parfois, c'est une musique, bien souvent ridicule, qui tourne comme un manège effréné, dans le coma du réveil. Ce matin, c'était un goût. Ou du moins son souvenir. Il avait encore neigé sur la campagne auvergnate. Rigolez pas, ça va finir par me mettre en retard pour le jardin. En tous cas, j'avais un goût bien ancré, sur les papilles. Qui es tu ? Une couleur dorée, un parfum légèrement anisé et un côté vieille armoire de Grand-mère. Safran-anis vert-beurre.
Petit, pour la vogue (la fête du village), chez ma mémé savoyarde, le matin nous mangions du bescouin. Une brioche au safran et à l'anis. C'est ça mon goût du matin, que mâche et je remâche. Je dois vraiment vieillir, pour accrocher mes humeurs matinales à un goût d'enfance si enfouit. L'envie est trop forte.
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Sur la base de un oeuf (60 g.),
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60 g. de sucre en poudre que je blanchi en fouettant,
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60 g. de beurre fondu
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100 g de farine, parfumé d'une cuillère à café d'anis et d'une pincée de safran,
en route pour un 4/4 support à goût...
Ca marche presque. Le souvenir est en bouche. Il lui manque le moelleux de la brioche, mais j'ai mon truc safran-anis.
Demain vous avez le bescouin. Comme le partage d'un souvenir.
