Aurillac

Un peu à la course le garçon, mais promis, Aurillac et les Européennes du goût étaient tellement bien, que je vous racontes en forme de bilan ce que pourrait être Aurillac à l'avenir...
Difficile de parler de quelqu'un que l'on respecte et qui vous épate. Mais Jean François Piège chef de ce lieu improbable que sont les ambassadeurs à l'hôtel de Crillon nous a invité, Maïtena, son copain, Jean François Kervean et moi. C'est rare d'approcher un tel univers. Surtout que dans la cuisine de Jean François rien n'est de l'esbroufe. Oui c'est beau et luxueux. Mais ce ne sont pas les fastes qui épatent, c'est l'uppercut gustatif que vous assène Jean François.Parfois, je suis tout ébaudit de considérer Jean-François comme mon pote. Son énergie et sa réflexion étant tellement concentrées sur la pratique de sa cuisine.
Maïtena à trouvée une image juste. Piège c'est orange mécanique en cuisine.
Je demanderai juste à Daniel Duret de me préserver de son rire sardonique sur les restaurant trop cher. Il y a des chances que l'on a pas souvent. Mon truc à moi, c'est d'essayer d'en partager l'illusoire et délicieux instant.
Un de ces jours, quand j'en aurai la force, car je crois que c'est de l'ordre du combat, et la pertinence, je vous parlerai de ce qui fait pour moi le coeur de la cuisine de Jean François Piège.
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J'ai eu la chance que Jean François me demande de lui écrire son dossier de presse. Je vous livre, brut le petit texte que je lui écrit, il correspond bien au bonhomme.
La cuisine des Ambassadeurs.
Jean François Piège fait entrer avec élégance le restaurant, les Ambassadeurs lieu historique de l'Hôtel de Crillon, dans l'air du temps. Pour Jean François Piège, la cuisine est toujours en mouvement, à l'écoute des changements et inspirée par de nouveaux produits et de nouveaux tours de main. Mais la pérennité de cette cuisine française est toujours dans la pertinence des goûts, propre à évoquer et à construire des souvenirs.
À trente quatre ans, Jean-François Piège est depuis Février 2004 à la tête des cuisines du restaurant des Ambassadeurs.
S'il avoue toujours, avoir été le gamin qui adorait jardiner avec son grand-père, pour voir pousser les produits qu'il aimait manger, son acte de cuisine est comme une tradition permissive, soucieuse d'évolutions. Car la cuisine du passé n'est pas celle d'aujourd'hui, et celle d'aujourd'hui, ne peut être celle de demain.La cuisine de Jean François se joue de ces parcelles de parfums et de saveurs, que sa jeunesse lui permet de capturer. Concentrer les goûts, même, les compresser, pour qu'ils vous éclatent en bouche et vous donnent plus que du plaisir, voilà son désir.
Il privilégie non pas la ou les recettes, mais bien plus, la pensée qui permet de transformer, de cuisiner les produits. Varier les goûts et les textures, permettent à Jean François Piège de remodeler l'imaginaire d'un plat, d'un produit, en offrant des angles de perception différents.
Car en aucun cas, la cuisine ici, n'est une leçon récitée, mais, le travail d'une équipe, dirigée à toujours douter, pour ne jamais s'accommoder du travail laissé en chemin.
Mobilisant l'écoute et à la curiosité, la cuisine devient un choix humain du temps qui passe. Un peu comme si nos cinq sens, étaient mis en mouvement, par la cuisine offerte dans le juste tempo, des cuissons et des produits.
Ainsi, sans se laisser amuser par le jeux d'une modernité, la cuisine de Jean-François Piège, se veut rassurante, proposé avec sincérité, comme savent le faire les palaces à la française.
Commentaires
J'espère que c'était au menu l'esbauditude, vu le prix..!!!
Bon, bin, j'espère que je vais pas passer aussi pour le père fouettard, juste avant noël...
Que diraient tous les petits enfants qui m'aiment tant?
Parfait résumé de ce que Jean François PIEGE offre à ses clients.
Un très grand passionné de cuisine, respectueux des produits, grand collectionneur de livres de cuisine. La cuisine, et SA cuisine est toute sa vie.
C'est le cadeau qu'il offre, à tous ceux qui dégustent sa cuisine, en perpétuelle évolution.
Emmanuel
Je ne connais pas Jean François Piège mais de la façon dont tu en parles je ressens l'émotion gustative vraie, alors je ne classerai pas sa cuisine dans ceux dont je parlais plus haut. Si le monsieur est un artiste comme tu nous le laisse deviner, alors ça se paye surement content. :)
c'est que ce sont toujours les mêmes qui (se) régalent.
Ah ça ira, ça ira, ça ira...
Ca nous la coupe sur le moment mais sitôt après, tout se remet en place!
C'est pas sûr que ce soit toujours les mêmes nantis qui profitent...
Au moins avec Eric, Maïténa et les autres, d'en parler ici, prouve qu'il n'y a pas que les aristos pour avoir table réservée...
pour tout merci.je vous regarde après le repas et en vous écoutant je me remettrais bien en cuisine...il y a quelques années vous aviez éditer un petit carnet plein de petites recettes sucrées ('edition canal+) le referiez vous avec des recettes salées
Les absents, enfin ceux qui ont eu devoir bosser jusqu'à des heures induites, n'ont pas eu cette chance...
Y'à qu'un feignant de mon acabit qui, au prétexte qu'ici tout était gelé, la terre autant que mes employés qui en dépendent, en remettant deux bûches dans la cheminée, s'est trouvé par là une bonne excuse pour s'allonger dans son petit canapé d'un mètre cinquante à peine, pour se mettre à rêver qu'un jour, lui aussi irait s'empiffrer de tranches de turbot parfaitement alignées, des riz de veaux calibrés, de sauces difficiles à saucer, puisque distribuées au goutte à goutte...
Mais bon, pourquoi faire le difficile sur des mets qu'on aura jamais au menu...
Remarquable, perception de la technique et de la gamberge d'un jeune chef.
Eric r
Je suis toujours épaté quand quelqu'un muni d'un grand savoir-faire uniquement acquis par des années sans cesse mises à l'ouvrage, sait comment le dépasser(pour ne pas avoir à se répéter, synonyme en cuisine: ne pas devoir être traité comme "traditionnaliste")et ainsi mettre à disposition de son imagination les meilleurs instruments possibles pour une vraie "création".
Cela vaut tout autant pour l'art en général!
La vraie modernité n'est pas celle qui met à ras le sol tous les savoirs! Qui les piétinne au prétexte qu'ils seraient dépassés!
Bien au contraire!
La modernité vient tirer gloire que du passé, dès l'instant qu'on a su ou qu'on sait comment le bien digérer...
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