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Aurillac

Un peu à la course le garçon, mais promis, Aurillac et les Européennes du goût étaient tellement bien, que je vous racontes en forme de bilan ce que pourrait être Aurillac à l'avenir...

Jeudi 8 juin 2006

Vous connaissez le vieux principe, la cuisine serait trop simple, si elle n'était que des recettes. Pour commencer notre balade Shanghaises, la libéralisation au sens capitaliste du terme, entraîne à coté des affaires, une nouvelle liberté des esprits. Ainsi, des artistes chinois ont investi il y a quelques années d'anciens docks, empêchant leur démolition, pour  créer des lieux d'expositions de leur travail. Cela a donné Shang'art. Un lieu de ruelles donnant sur d'immenses ateliers.

Qui dit libéralisation, dit argent et nouveaux riches, donc achat "d'inutiles"  tableaux et sculptures, donc inflation des prix et notoriété des artistes, quittant les marges de la société. C'est ça Shang'art, un monde qui bouge, basculant et se tenant en équilibre entre socialisme à la Mao et marché ultra libéral et ses avatars. Ca peut être beau, farci (retour de la cuisine) de ces fractions symboliques d'un monde qui bouge, vite. L'impression de Shanghai, c'est que vous pouvez vous endormir dans un quartier ancien et vous réveiller au milieu de cinq tours de cinquante étage construites durant la nuit.

Pour nous européens nous avions toujours l'impression d'une Amérique toujours grande, trop grande, et bien Shanghai, c'est encore plus grand, plus vite. A la différence énorme, c'est que ce grand et ce vite se construisent sur quatre mille ans d'histoire. De retour de Shanghai, je m'acharne à écouter la BO de In the mood fo love.

Comme une pub détournée, les regards des hommes, les bouches ouvertes sur des rangs de dents, regardent quoi. La fille qui court (vite) ou l'appât consumériste.

 

Immense portrait signé Zhou  Tiehai.

 

Comme des reliques, les camarades dressés vers l'avenir radieux du socialisme, font les hommes troncs dans une galerie d'art à Shanghai.

 

Comme un espoir, les hommes de chiffon regardent un pécher en fleurs. De nouveaux hommes troncs.

 

C'est le même artiste, que la tableau pub du début qui a réalisé cette statue.
www.shangartgallery.com

 

A la fois bistrot musical et label de musiques chinoises modernes et ethniques, un lieu libre au milieu des galeries d'art de Shanghai.

 

Floor 1, Block 11, n° 50 Moganshan road, Shanghai.
www.bandumusic.com

par eric roux publié dans : Reportages
 
 
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