Aurillac

Un peu à la course le garçon, mais promis, Aurillac et les Européennes du goût étaient tellement bien, que je vous racontes en forme de bilan ce que pourrait être Aurillac à l'avenir...
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Il a été l’inventeur des bistros modernes avec la Régalade, Avenue Jean Moulin dans le XIVem à Paris. Depuis le printemps, Yves Candeborde sert à midi un menu bistrot et le soir un repas bistronomique (mariage de la gastronomie et du bistro) au Relais Saint Germain au carrefour Odéon à Paris.
C’est pas cher et délicieux.
Le Relais Saint Germain
7-9 carrefour Odéon 75006 PARIS
Tél. 01 44 27 07 97
Fax : 01 46 33 45 30
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Commentaires
C'est pourtant l'important et même si l'on aime beaucoup les légumes, les voir ainsi trimballés, les dénature...
C'est même irrespectueux pour eux!
Mais bon: "petit salé" , saleur, sale heure et gros râleur!
C'est dessus ou c'est dessous?
J'ai cru parler de salé, et ça me surprenait, en fait c'était de tranche de thon qu'il s'agissait!
Ca ne change rien à ma réaction! Le plat avec les légumes en pelure jetées en vrac sur la viande(ou le poisson) en jette beaucoup moins que la casselotte pleine de mijoté!
Peut-être que c'est une question de culture, ou d'habitudes, je veux bien, mais quand on a goûté aux deux, la polémique tourne court: les arguments deviennent rares, le silence n'est plus troublé que du bruit de la salive qui dégouline et des gestes brusques que les convives font pour se disputer l'honneur de se servir les premiers, d'une grosse louchée du plat en sauce...
J'arrête... Mes nouilles à la Vache qui Rit, et aux oignons, sont en train de brûler!
pour le thon, je suis assez d'accord, ça manque de mise en scène. mais en même temps, ça évoque une bonne franquette qui fait plaisir ...
Certes, le dressage soigné des légumes apporte un plus aux yeux et le mijoté de la cassollette renforce le goût. Mais je crois que les plats de Candeborde ne peuvent se comprendre sans être reliés à la personnalité de ce chef.
Il essaye de sortir la gastronomie française de ce modèle du restaurant où le dressage est réglé au millimètre, où les tentures tombent sans faux plis dans des chateaux ou des hotels particuliers, où la carte n'est inscrite qu'en lettres d'or sur du papier du plus haut prix.
En d'autres termes, la "bistronomie" d'Yves Candeborde est une tentative de faire sortir la grande cuisine française d'un modèle un peu vieux et peut-être un peu trop contraignant, de la "débibendumiser".
Alors ces légumes poélés et jetés sur la pièce de thon sont définitivement voués à remettre la convivialité sur le devant de la table ou mieux sur le comptoir du bistrot. Et ce que sous-entend ce geste est au moins aussi important qu'une éventuelle perte au niveau esthétique.
Une petite idée sur l'addition ?
J'en doute un peu car si polémique il y a, elle n'a rien de stérile dès l'instant qu'on vient proposer, pour sa contradiction, des éléments de réflexion qui se prêtent ostensiblement à la discussion!
Le niveau culturel, culinairement parlant dont je me prévaut, n'est pas habitué des ors et des pendeloques de cristal(vrai ou faux) sous lesquels la gent gastronomique qui a vent de parole, se vautre grassement , aidée en cela des faveurs que procure la fortune...
Je n'ai aucune connaissance de la cuisine des orgueilleux!
La mienne fait plutôt dans le populaire et, ce faisant, elle réagit rien que par un instinct qui lui dicte, mais de façon très primaire, quel est le bon pour elle, même sommaire, et quel est le mauvais de laquelle elle veut s'écarter...
Les batailles de quartier, entre 16eme ou 13eme, entre Paris huppé et Paris branché, ne l'intéressent guère...
S'il m'arive parfois de forcer de manière caricaturale le trait parisianniste ailleurs qu'en cuisine, je puis vous assurer que ce n'est pas le cas dans ce lieu et que je ne polémique pas sur les restaurants huppés ou branchés de tel ou tel quartier.
Si j'aime "a priori" ce dressage comme vous ne l'aimez "a priori" pas (le priori implique une simple première impression à confirmer fourchette en main), c'est que par ce geste, il me rappelle deux choses.
Celui d'une grand-mère rajoutant une dernière cuillerée à un enfant gourmand qui a l'air en appétit.
Celui d'un dissident qui a envie de sortir d'un système, trop uniformisant et qui a tendance à normaliser un art définitivement humain.
Je m'aperçois en attendant qu'il suffit d'une grand-mère pour se justifier par rapport à nos choix! La vôtre était exemplaire comme se le doit d' être toute bonne grand-mère, la mienne par contre se limitait à nourrir le cochon! Et elle le nourrissait bien l'animal! De bons gros légumes bouillis à la ponne sur laquelle elle rajoutait des pluches ainsi que du son! C'est cette image-là qui m'est revenue à l'esprit, de mémoire alors, à la vue de cette tranche de thon parsemée de tout un vrac de pelures et de genre de pignons ou de débris de biscottes...
On a la mémoire de nos propres événements qu'on peut!
Faut il être VIP pour avoir une table?
La suite lors de mon prochain passage à Paris.
Mes remarques : dans l'ensemble un bon rapport qualité / Prix. Mais pour un restaurant étoilé aucun effort sur la présentation des assiettes, le repas s'encheine sur une multitude d'amuse bouche, puis un plat principale, formage et une multitude de mgnardises en dessert. Le concept semble fonctionner, on en met plein la vue avec de la truffe qui au passage est de la truffe d'Alba (ce qui n'est pas précisé sur la carte...)du homard en tres tres petite quantité. Bref on peut s'attendre a quelque chose de mieux venant de la part d'un étoilé qui a été proposé pour la seconde étoile!!!
J'ai vu, j'ai passé un bon moment mais je n'y reviendrai pas.
Nous étions partis pour manger au Relais Saint-Germain mais soit on s'est trompé d'adresse (en face du resto les Libraires?) soit nous étions pas assez bien habillé pour y rentrer. Bref, nous avons trouvé un resto très sympa (Le bistrot d'Opio) et chaleureux dans le quartier que je recommande même si c'était notre premier resto depuis qu'on habite sur Paris!... Mon copain est cuisinier dans un resto étoilé donc pour trouver un resto quand il ne travaille pas (le dimanche quoi) c'est pas facile facile.
Merci pour vos chroniques dans Nous ne sommes pas des anges, c'est toujours judicieux, intéressant et pratique.
J'ai regardé hier "Lundi investigation" sur Canal: La Guerre des Etoiles. Le reportage était consacré à la déchéance de la gastronomie française et aux distinctions étrangement distribuées aux restaurants. Une partie du film était dédiée à Yves Candeborde...Comment une cuisine de grande qualité est-elle dédaignée par le guide Michelin à cause de son cadre convivial,trop peu luxueux...
Ce petit restau à St Germain a donc attiré mon attention. C'est en faisant une recherche sur internet que je me suis rendu compte que vous aviez participé à ce reportage...
J'imagine qu'aujourd'hui le restau est plein à craquer midi et soir si ce n'était déjà le cas avant.
J'ai trouvé votre film très intéressant. Pour ceux qui ne l'ont pas encore vu, il est encore temps. Un petit résumé ici: http://www.canalplus.fr/pid61-rid19130.htm
A plus tard.
Trackbacks
Prix étonnament corrects pour le quartier, et on s'attend au meilleur en revoyant le nom du chef. En fait, il devait être en famille ce jour-là: lentilles noyées dans le jus plombé delard ou plutôt de la barde, fadasse au point d'en perdre le bon goût d'un cochon de qualité. En fait le fond de la conserve . Le pied cramé et insipide - c'est pourtant l'un des mets les plus puissants que je connaisse-. Un service de vin eu verre qui change de bouteille ...et de cru, on y a gagné le dépôt et le vinaigre ... L'oubli du service - 3/4 d'heure entre 2 plats que nous avons du relancer -. Après cela, non ni dessert ( on ne pouvait s'attendre qu'à la pire des noyade pour le baba), ni café. En fait, même l'assiette de cochonaille nous laisse penser que les fournisseurs ne sont plus de Camdeborde.
tracké le: 19/10/2005 23:11:25




