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Aurillac

Un peu à la course le garçon, mais promis, Aurillac et les Européennes du goût étaient tellement bien, que je vous racontes en forme de bilan ce que pourrait être Aurillac à l'avenir...

Jeudi 29 juin 2006

Balade au petit matin dans les rues du marché Dajing Lu. C'est André, le chef du restaurant des frères Pourcel, Sens & Bund qui nous a guidé dans ce vieux quartier. Chinois et chinoises viennent y faire leurs emplettes, c'est là que j'ai découvert cette charmante habitude  de baguenauder en pyjama. Allez hop, petit tour d'horizon, des produits rencontrés.

Pour commencer, une énigme ??? Je ne sais fichtrement rien de ça. C'est végétale, ça à l'air à la fois fermenté, salé et légèrement humide. Si vous avez la moindre idée, n'hésitez pas à proposer.

C'est cette petite dame qui vendait l'énigme du dessus. Elle a occupé sa matinée à faire de minuscule bouquet de toute petite ciboule. Et un petit coup de ciseaux pour couper les racines. Au premier plan, la très célèbre coriandre, dite aussi persil chinois (ou arabe d'ailleurs).

Une rue pour musarder, les magasins sont au rez-de-chaussée.

Plein d'écrevisses vivantes. Certainement les mêmes bestioles élevées en Chine que l'on trouvent en barquette dans les supermarchés français.
Provenance Chine.

Des légumes en veux-tu en voilà. Maïs doux, petite tomates (j'ai fait de la graine pour l'année prochaine dans le jardin de La Chapelle), superbes petites aubergines toutes fines, fèves et d'énormes radis blancs très doux.

Utilisés comme des épinards pour agrémenter des nouilles sautées, des rosettes de moutarde chinoise, légèrement piquante. Deux variétés, vertes ou colorées.

Un gros tas de crevettes vivantes. rassurez vous c'est de l'élevage.

En gros plan, ça fait quand même envie.

Alors ça c'est la merveille des merveille, des petits chaussons, farcis de porc haché parfumé au gingembre et à la sauce soja, cuits à la poêle et et à l'étouffé. C'est bouillant, mais le but du jeu c'est de le faire éclater dans la bouche pour que le jus s'y répande. Formid.

Je ne m'en lasse pas, j'essaye de mettre une recette au point pour vous la proposer.

Des fleurs d'ail pour parfumer les farce. Élégant.

Coeur de palmier tout frais. Ils coûtent assez chers, mais un goût vraiment remarquable qui n'a strictement rien à voir avec les trucs en boîte.

Et va-z-y que je te débite une anguille vivante. C'est une petite dame en pyjama qui est partie avec.

Une autre espèce de crevettes. Plus petites, avec de grandes pattes/pinces grêles. Vivantes, bien sûr.

Magnifique panier de petit choux chinois pak choï. Fendus en deux et sautés au wok avec une lampée de sauce soja, remarquable.

Du poisson d'eau douce moche mais bigrement frais.

Chat du marché, réfléchi et attentif à toutes éventuelles chutes de  potentiel casse-croûte.

Jujube séchées, c'est ces petits fruits qui dans le midi s'appellent les chichourles.

Vins de riz, c'est cette fermentation alcoolique de jus de riz, que les recettes traduites en français, proposent de remplacer par du Xérès.

par eric roux publié dans : Reportages
Mercredi 28 juin 2006

J'appréhendais un peu. Les blogs c'est un peu comme la radio, on imagine celui qui est de l'autre coté, et, bien souvent, votre imagination vous prépare des déceptions. Rencontrez en une fois, une telle brochette de bloggeuses célèbres : 

pleines de sûreté dans la cuisine et l'internet, j'étais un peu inquiet. En plus, il y a le truc, des gens des médias, ne vont-elles pas me prendre pour une tarte? Et bien, elles sont adorables, pleines de caractères, d'allant et d'énergie et effectivement épatantes. En plus, la voix, murmure rassurant, de Patrick Chazalet, donne un bourdon musical à une rencontre passionnante. Comme l'an dernier, en fin d'européennes, nous avons fait notre petit bilan avec Michèle et Benjamin. C'est l'an dernier qu'était née l'idée de créer une fenêtre sur le monde des blogs à Aurillac.

Cette année, nous avons imaginé un forum réunissant toute la cuisine sur le net, avec plein de trucs sur les blogs cuisines. Il faut que les élus soient motivés, mais Michèle et Benjamin, peut être avec mon aide vont y travailler. Si il faut noyer de mail le maire d'Aurillac et le président du Conseil régional (ancien maire d'Aurillac) je ferais appel à vous. Deux rencontres Aurillacoises à retenir. "Voix de la Terre", c'est Frédéric et Tifenn, des gens beaux, qui se sont baladés pendant un bon petit bout de temps de ferme en ferme pour rencontrer ceux qui fabrique une agriculture pour vivre de son travail longtemps. Aujourd'hui ils partagent ce cheminement, avec du spectacles, des photos ou simplement en parlant. S'ils passent dans votre village allez les voir ou sinon faites les venir. 
http://www.cheminfaisant2005.net Autre rencontre, c'est José Da Fonseca, portugais passionné de vin et de produits gourmands. Il importe quelques vins bio portugais remarquables et il m'a fait goutter un queijo Serra da Estrella, une merveille coulante à se damner. Il n'a pas encore de site, mais vous pouvez lui envoyer un mail pour lui demander sa liste de produit : josedafonseca@hotmail.fr

Allez on suit l'histoire et l'avenir d'Aurillac, ce serait bien que ça devienne le grand bouzin cuisine et internet.

par eric roux publié dans : Reportages
Jeudi 22 juin 2006

C'est là que tout se passe. Il faut prendre le temps de se balader dans Shanghai. C'est ici que s'affronte la ville libérale et la vieille ville. Les voitures sont de plus en plus nombreuses, conduite comme si vous veniez de quitter votre vélo. Klaxon, utiliser comme une ritournelle : je suis là, coucou, je suis là ! Tout se passe dans la rue, manger, souvent manger, coiffeur, marché, pause cigarette accroupi sur les talons, piège à mouche, .... Photos de rues.

On est plus au frais à l'ombre de la rue. La coupe la plus classique? Dégagé, bien dégagé, mais partout.

Chat Chinois, en quête de chapardage. Aimé mais libre, ou du moins pas un chachat à sa mémère.

Habitude : on fait les course en pyjama, au saut du lit. C'est froissé, les accordéons aux genoux, mais c'est détendu et plus chic que Paris Hilton.

Il y a des collections de mobylettes, de scooter, de vélo et le dernier cris de vélo-éléctrique, tout ça rangé sous un échafaudage de bambous. Ca construit, encore et encore.

Le gros souyouz spoutnik, c'est la tour Eiffel locale, pour la télé.
Après, ça part en vrille, des étages, des étages, des étages.

Dans le vieux Shanghai, on attrape les mouches. Avec ces gros pièges en bambou et en fin treillis. Les grands fabricants d'insecticide ont un petit peu peur. Pas trop.

Et ça vaque en vélo, tranquille, mais beaucoup,
vraiment beaucoup.
Alors attention pour traverser la rue, sonnettes à droite, sonnettes à gauche, faites attention de ne pas faire ralentir les cyclistes

par eric roux publié dans : Reportages
Jeudi 8 juin 2006

Vous connaissez le vieux principe, la cuisine serait trop simple, si elle n'était que des recettes. Pour commencer notre balade Shanghaises, la libéralisation au sens capitaliste du terme, entraîne à coté des affaires, une nouvelle liberté des esprits. Ainsi, des artistes chinois ont investi il y a quelques années d'anciens docks, empêchant leur démolition, pour  créer des lieux d'expositions de leur travail. Cela a donné Shang'art. Un lieu de ruelles donnant sur d'immenses ateliers.

Qui dit libéralisation, dit argent et nouveaux riches, donc achat "d'inutiles"  tableaux et sculptures, donc inflation des prix et notoriété des artistes, quittant les marges de la société. C'est ça Shang'art, un monde qui bouge, basculant et se tenant en équilibre entre socialisme à la Mao et marché ultra libéral et ses avatars. Ca peut être beau, farci (retour de la cuisine) de ces fractions symboliques d'un monde qui bouge, vite. L'impression de Shanghai, c'est que vous pouvez vous endormir dans un quartier ancien et vous réveiller au milieu de cinq tours de cinquante étage construites durant la nuit.

Pour nous européens nous avions toujours l'impression d'une Amérique toujours grande, trop grande, et bien Shanghai, c'est encore plus grand, plus vite. A la différence énorme, c'est que ce grand et ce vite se construisent sur quatre mille ans d'histoire. De retour de Shanghai, je m'acharne à écouter la BO de In the mood fo love.

Comme une pub détournée, les regards des hommes, les bouches ouvertes sur des rangs de dents, regardent quoi. La fille qui court (vite) ou l'appât consumériste.

 

Immense portrait signé Zhou  Tiehai.

 

Comme des reliques, les camarades dressés vers l'avenir radieux du socialisme, font les hommes troncs dans une galerie d'art à Shanghai.

 

Comme un espoir, les hommes de chiffon regardent un pécher en fleurs. De nouveaux hommes troncs.

 

C'est le même artiste, que la tableau pub du début qui a réalisé cette statue.
www.shangartgallery.com

 

A la fois bistrot musical et label de musiques chinoises modernes et ethniques, un lieu libre au milieu des galeries d'art de Shanghai.

 

Floor 1, Block 11, n° 50 Moganshan road, Shanghai.
www.bandumusic.com

par eric roux publié dans : Reportages
 
 
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